Blackberry Man

Blackberry Man est en phase
Avec son book
Prisonnier du Sieur Facebook
Virtuel attaché-case

Il se suicide en réseau
Clavier coupé
Personne n’est connecté
Manque de pot

Son cercueil fait de silicium
Tombeau ouvert
Sur l’avenir des hommes
Quitte la sphère

La mûre et muse électrique
S’éteint aphone
Le décès électronique
D’un geek atone

Critiques

Essuyer des critiques, c’est aussi polire ses pratiques.

Voeux 2010

Nul ne peut dire si 2010 sera une année positive. Mais si chacun tend à atteindre un objectif humaniste, elle ne sera pas négative.

Activation et rentabilité sociale

L’Etat Social Actif ne risque-t-il pas de déraper vers un Etat Social Rentable ? Il ne s’agirait plus de veiller à ce que chacun s’active afin de prendre ses responsabilités dans le cadre d’un sain contrat avec l’Etat. Non, il s’agirait pour le citoyen d’accepter n’importe quel “deal” afin d’échapper à la sanction. Le libre arbitre responsable en serait menacé. Demain, les travailleurs sociaux deviendraient non plus des négociateurs raisonnables mais des commerciaux chargés de défendre des objectifs dictés par la norme financière. L’accomplissement d’une prison dorée somme toute, mise en place pour garder le contrôle sur des citoyens à qui la Cité n’a plus suffisamment de perspectives existentielles à offrir. Demain, des Centres Publics de Rentabilisation Sociale (CPRS) ? Des travailleurs sociaux dont la mission est dictée par le Droit à la Rentabilité Sociale (DRS) et non plus le Droit à l’Intégration Sociale (DIS). Non, non… Il n’est pas ici question d’en revenir à l’Etat Providence, ni même à l’Assistance Publique. Ces philosophies entraînaient également la négation des libres arbitres, qui ne peuvent s’épanouir que dans un juste équilibre entre responsabilités individuelles et solidarité altruiste. Non, il s’agit de veiller à ce que la société s’arrête dans cette course folle qu’est la quête, illusoire, de la rentabilité à tout prix. Le Pouvoir se ridiculise quand il parle d’économies dans le secteur public social alors que les professionnels peuvent constater chaque jour dans d’autres sphères des gaspillages abérrants. La mission, même si elle est cadrée, doit rester centrée sur l’individu, sur le cas individuel, sur la responsabilité de la collectivité et non sur le “dû” du citoyen. Le doute doit toujours bénéficier à l’interessé et non pas à l’intérêt financier. Chacun se doit de défendre cette option même si celui qui pose le choix définitif est aveuglé par cette peur naturelle qui découle de la responsabilité vis-a-vis d’autrui. C’est la seule solution qu’à le travailleur social d’être pleinement satisfait du libre examen des dossiers et des personnes qui lui sont confiés.

Renoncer

Renoncer ne sert à rien. Qu’y a-t-il au-delà du non, du “stop”, du “j’arrête” ? Une stupide mise en perspective qui ne servira à rien. L’illusion d’un réconfort sommaire. Quelque chose qui embrouille l’esprit, qui lui donne de vaines certitudes, qui le conduise vers les affres des pseudo-therapies. Le mieux être, le mieux faire est dans l’action, aussi simple et minime soit elle. Il vaut mieux un saut de puce précis que de grands envols vagues. Un pas qu’une longue promenade. Le geste simple est plus satisfaisant que le grand voyage.

Travail social et Etat social actif

Le travail social en CPAS est aujourd’hui fortement influencé par la philosophie de l’ "Etat Social Actif". Les règles qui sont liées à ce concept orientent de manière plus importante qu’hier la dimension humaine de l’intervention sociale. Nous ne serons que demain si la société a fait les bons choix. Ce choix n’exonère pas le travailleur social de poursuivre le libre examen des situations. Cet examen n’est pas incompatible avec une forme de rigidité des lois et des règlements. Non… ce libre examen permet au travailleur social de prendre de la distance, de ne pas porter erronément sur ses épaules la réponse positive ou négative que lui donnera l’instance décisionnelle suite à ses propositions.

Premières impressions sur Windows 7

Heureux ! Je suis heureux ! Faut dire que je travaillais sur Windows XP et que les commentaires sur Vista n’étaient pas toujours élogieux. Je viens d’acquérir une emachine d’ACER… Alors déjà, c’est tout autre chose que les vieilleries sur lesquelles je travaillais encore. Mais en plus, Windows 7 est VRAIMENT agréable. Tout y est prévu pour le multitâche familial. Je possède la version Home Premium. Il est bien sûr trop tôt pour que je statue sur la stabilité du système, d’autant qu’il a été installé sur une machine flambante neuve, et donc configurée en conséquence. Qui vivra verra, mais là, c’est le bonheur ! Je savoure…

Quelle Cyber Epoque !

Quelle Cyber Epoque ! En effet, ce post est rédigé sur une console de jeu Nintendo WII. Que de chemin parcouru en 20 ans. Quand au début des années nonante, nous nous connections à des BBS par ligne téléphonique, nous commencions à peine à rêver d’ordinateurs aux connexions rapides qui resteraient en permenance en contact avec la grande toile naissante. Et que dire des GSM qui étaient à l’état d’esquisses numériques. Aujourd’hui, d’un PC, d’un Blackberry ou d’une console, nous alimentons le monde virtuel qui nous entoure. N’en oublions cependant pas d’alimenter parfois nos Moleskine d’un fil d’encre. En effet, la main pourrait y retrouver la courbe et le chuintement du papier à nouveau s’élever au dessus des clipotis du clavier…

File

File à la caisse du supermarché. Le temps donc d’écrire une bafouille. Si la vie ne tient qu’à une file, si le temps suspend sa course, si les fils que nous sommes ont l’occasion de regarder les filles, des filous passent eux à travers les mailles du filet tendu par les caissières. Ainsi va la vie… une pelote de laine qu’on tire par un fil. La fin est cachée au centre et se défile…

Chocolat et Formica

Un instant de silence. Sur le formica de la table de la cuisine où se mêlent les bastringues de différentes époques, un verre de lait et un morceau de chocolat. Un instant de silence avant un plus long sommeil. Un instant, rien qu’un instant.

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